Comment réguler les émotions

L’enfant découvre ce qu’il ressent très progressivement et perçoit les émotions très différemment de l’adulte. Lors de cet apprentissage au long court, il parvient peu à peu à différencier les expressions associées à ses émotions, comme la colère, la peur, la joie, la surprise… Il comprend aussi très progressivement la possibilité de maîtriser l’expression de ses émotions, d’utiliser ce qui est ressenti intérieurement, mais que de parvenir à le faire demande aussi beaucoup de temps car cela demande d’apprendre à regarder à l’intérieur de soi-même. Pour y parvenir, différentes « stratégies » peuvent être mises en place : Les stratégies de maintien sont basées sur la remémoration active de l’émotion car la pensée est accaparée à la vivre et à la revivre. Dans le cas d’émotions déplaisantes ou douloureuses, le terme « ruminer » qualifie cet envahissement intérieur constant par l’émotion. Les stratégies de partage consistent à échanger avec une ou plusieurs personnes sur l’émotion ressentie afin de trouver du soutien, du réconfort ou de la compréhension lorsqu’elle est déplaisante, et à l’inverse lorsqu’elle est plaisante à la partager. Les stratégies d’évitement visent à penser ou à faire autre chose pour ne plus être dans la situation en rapport avec l’émotion afin de tenter de s’en échapper. Les stratégies de réévaluation consistent à considérer la situation avec un autre regard afin de favoriser son bien-être, par exemple en essayant de voir la situation sous un jour plus favorable, en cherchant un moyen de contourner l’obstacle, en dédramatisant…Elles peuvent parfois se combiner dans la régulation des émotions (ex : un échange avec une autre personne peut raviver une émotion et favoriser la rumination, mais également entrainer une réévaluation). Le recours à telle ou telle autre dépend de la connaissance que l’on a de cette émotion ainsi que de son intensité : plus elle est forte, plus la régulation sera difficile à mettre en œuvre. Cela nécessite également d’ouvrir des espaces de dialogue avec l’enfant, dès que cela est possible, afin de se questionner et de chercher des réponses adaptées ensemble.

L’apprentissage du langage des émotions va également avoir un impact sur le comportement social de l’enfant, et notamment sa capacité à surmonter le stress et à exprimer ses affects. Un enfant qui enfouit ses émotions au fond de lui, qui ne peut par exemple pas manifester sa joie ou sa colère, n’apprend pas à tenir compte de ce que lui, mais également les autres, ressentent en eux. Il ne peut ainsi développer toutes les capacités de réflexion, d’empathie, ni de bienveillance pour lui-même ou pour les autres. Quand un enfant apprend à repérer ses émotions comme un message qui lui est adressé par son corps, il arrive mieux à s’adapter et à comprendre ce qui se passe pour lui mais aussi pour les autres.

Respecter et écouter les émotions d’un enfant, c’est également lui permettre de ressentir qui il esten prenant conscience de lui-même, d’être conscient de ses ressources (de ses forces comme de ses manques), de l’aider à se réaliser en tant que personne à part entière qui a le droit de désirer, de construire son sentiment d’identité et de personnalité qui lui sont propres. Tout ceci va contribuer à développer et à renforcer sa confiance en soi.

Ainsi, accompagner quotidiennement les enfants pour leur permettre de connaître, identifier, verbaliser, accepter et par la suite savoir utiliser positivement leurs émotions leur permet petit à petit de se construire, de grandir, d’adapter leur attitude pour mieux communiquer, de s’affirmer et d’entretenir leur propre bien-être. Les expériences émotionnelles précoces chez les tout-petits sont particulièrement importantes car elles sont le fondement de la construction des premiers schémas émotionnels. Il est également essentiel de se souvenir que chaque enfant se construit et évolue au gré de ses expériences dans l’ensemble des lieux de vie qu’il traverse, aussi bien à la maison que chez son assistant maternel ou familial.

Les émotions sont nécessaires au bon développement de l’enfant, il ne faut pas chercher à les réprimer. Pleurer, crier, trembler… sont des remèdes naturels aux inévitables tensions de la vie quotidienne. L’émotion permet de récupérer, de se reconstruire après une blessure. Être attentif aux besoins de l’enfant pour pouvoir reconnaître ses émotions et faire preuve d’empathie. Aider l’enfant en lui apprenant à comprendre ce qu’il se passe à l’intérieur de lui et à y mettre des mots. L’apprentissage permet petit à petit à l’enfant de connaître, identifier, verbaliser, accepter et par la suite savoir utiliser positivement ses émotions. Ouvrir des espaces de dialogue avec l’enfant, dès que cela est possible, afin de se questionner et de chercher des réponses adaptées ensemble. L’environnement affectif de l’enfant joue un rôle essentiel. L’adulte a nécessairement besoin d’être à l’écoute lui-même de ses besoins et de ses propres émotions pour pouvoir accompagner l’enfant. La régulation des émotions a un impact sur le comportement social de l’enfant car cela lui permet de développer ses capacités d’empathie et de bienveillance pour lui-même et pour les autres. Respecter les émotions d’un enfant, c’est également lui permettre de ressentir qui il est, de l’aider à se réaliser en tant que personne à part entière. Une régulation émotionnelle adaptée favorise le bonheur, car elle lui permet de se sentir bien en lui et avec les autres.
Texte paru dans "leslettresatable.org"

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